SUD

SOLIDAIRES, UNITAIRES, DÉMOCRATIQUES
Avec plus de 100 000 adhérent-e-s, dont un tiers dans le secteur privé, l’Union syndicale Solidaires est aujourd’hui un acteur majeur du champ syndical hexagonal. SUD éducation est son syndicat dans notre secteur professionnel, de la Maternelle à l’Université. Nous syndiquons TOUS les personnels, quelle que soit leur catégorie, quel que soit leur statut, précaires ou titulaires, dans un seul et MÊME syndicat : parce que nos intérêts sont les MÊMES !
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mardi 17 mai 2016

49-3 ? Mais nous, on est des millions !

Des millions de manifestant-es, plusieurs journées de grève interprofessionnelle : depuis plus de deux mois, le projet de loi Travail est massivement rejeté. Pour gagner, l’organisation d’un mouvement national reconductible est en débat : dans les entreprises et les localités, beaucoup de syndicalistes s’y emploient ; ils et elles sont à la CGT, à FO, à Solidaires, à la FSU, à la CNT-SO, à la CNT, à LAB, il y en a même une poignée à la CFDT ou à l’UNSA. Des jeunes engagés à l’UNEF, l’UNL ou la FIDL y contribuent ; la Coordination nationale étudiante, Solidaires étudiant-e-s ou encore les syndicats CGT et SUD Lycéens défendent cette position. Des collectifs d’intermittents du spectacle s’inscrivent dans cette dynamique. Les syndicalistes de l’appel « On bloque tout ! » y contribuent depuis le mois de mars. C’est aussi un sujet discuté dans beaucoup de rassemblements Nuit debout à travers des centaines de villes.

Craignant de ne pas avoir de majorité sur le texte lui-même, le gouvernement utilise une des armes que lui confie la Constitution via l’article 49-3 : pour que le projet de loi ne soit pas validé, il faut que les parlementaires votent une motion de censure, c’est-à-dire qu’ils fassent tomber le gouvernement. Ce sont donc toujours les parlementaires qui décident, mais sans discussion de fond sur le projet de loi, sans amendement et en changeant l’objet du vote. Le gouvernement instrumentalise l’institution républicaine ; il sait que ça peut marcher : en novembre dernier, il n’y eut que 6 parlementaires sur 906 pour voter contre l’Etat d’urgence...

Validée ou pas par le Parlement, nous refusons la régression sociale de la loi Travail
 Remise en cause de la « hiérarchie des normes » dans la négociation collective.
Aujourd’hui, une convention collective ne peut pas contenir des dispositions qui
seraient, pour les salarié-es, inférieures à la loi ; de même, un accord d’entreprise, ne
peut imposer des dispositions plus mauvaises que le contenu de la convention collective
applicable dans le secteur. Cette « hiérarchie des normes » fait l’objet d’attaques
patronales depuis des décennies et de récentes autres lois l’ont écornée. Le projet de loi
Travail s’y attaque plus frontalement et définitivement.
Le patronat pourra licencier encore plus facilement.
Suppression des 35 heures de travail hebdomadaires, allongement du temps de travail, heures supplémentaires moins payées, maintien au chômage d’un nombre important de travailleurs et de travailleuses avec tout ce que cela implique (misère, précarité et exclusion pour les un-es, chantage à l’emploi et aux salaires pour les autres).
Attaques contre la médecine du travail, notamment par la réduction des obligations patronales en matière de visites médicales.

La semaine prochaine sera décisive !
L’intersyndicale nationale (CGT, FO, Solidaires, FSU et des organisations de jeunesse) appelle à « deux nouvelles journées de grèves et de manifestations, le mardi 17 puis le jeudi 19 mai ». Pour ces mêmes jours, des grèves reconductibles se préparent dans le ferroviaire, chez les routiers, dans la chimie, la construction, l’énergie, aux aéroports de Paris, etc. Dans plusieurs départements, des appels interprofessionnels unitaires appuient sur la nécessité d’une grève générale.

9 mars, 12 mars, 17 mars, 24 mars, 31 mars, 9 avril, 12 avril, 14 avril, 20 avril, 28 avril, 12 mai, 17 mai, 19 mai… Maintenant, il faut organiser la grève reconductible !

Le 19 mai, l’intersyndicale du Loiret demande aux salariés, aux jeunes, aux retraités, aux privés d’emplois, de créer les conditions d’un mouvement d’ampleur de mobilisation et de manifestations interprofessionnelles à 10h30 :
- à Orléans : place de la cathédrale ;
- à Montargis : place du Pâtis :
- à Gien : place de la Victoire ;
- à Pithiviers : place des Halles.

mercredi 27 avril 2016

Pour le retrait de la loi « Travail », contre le chômage et la précarité, contre les inégalités : tous dans la rue le 28 avril!



Si quelques concessions ont été faites suite aux premières mobilisations, elles ne changent pas le fond du projet de loi travail. Le gouvernement poursuit son œuvre de démolition :

- Casse des garanties collectives du code du Travail, inversion de la hiérarchie des normes (un accord d’entreprise – souvent obtenu sous la contrainte - peut primer sur la loi !),
- Remise en cause des 35H, flexibilité… alors qu’il faudrait les 32H pour travailler toutes et tous !
- Politique salariale régressive : le relèvement du point d’indice de 1,2% dans la fonction publique est loin de répondre à la perte du pouvoir d’achat depuis 2000 (- 18 %). Pour réduire les inégalités nous demandons une augmentation uniforme de 500 € mensuels pour tous !
- Licenciements facilités dans le privé, suppressions d’emplois dans le secteur public, au lieu de titulariser les précaires. Les jeunes (taux de chômage de 26%) et les femmes sont les premières victimes de la précarisation.
- Empilement de réformes, désorganisation des missions, suppression de postes et mobilité forcée, qui fragilisent les services publics, dégradent les conditions de travail. Alors qu’au contraire un renforcement des services publics est indispensable pour répondre aux besoins de la société.

Nous sommes tous victimes de ces régressions sociales.
Public, Privé : en grève et dans la rue ce 28 avril !

Dans l'Education, soyons Solidaires, soyons mobilisés nous aussi dans ce mouvement d'ampleur pour en faire partie!

                GREVE et MANIFESTATION 10H30 à Orléans à la cathédrale (Montargis au Pâtis et à Gien Place de la Victoire)  

Tous et toutes en grève jusqu'au retrait total! De jour, de nuit, assis, debout: Mobilisation!


lundi 7 mars 2016

8 MARS : Journée internationale de LUTTES pour les droits des FEMMES

Pourquoi le 8 mars ?
C'est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes . Historiquement c'est en 1910 que Clara Zetkin (révolutionnaire allemande), lors du congrès international des femmes socialistes, proposa d'organiser chaque année une journée internationale de la femme.
Mais ce n’est pas la journée de « la » femme (symbole de la féminité) comme les médias se complaisent à le répéter. Il n’y a pas une femme, mais des femmes,toutes différentes, qui luttent jour après jour, année après année pour l'égalité.

Pourquoi se battre ?
En 2016, l'égalité n'est toujours pas là : il y a des combats à mener.

Concernant la journée du 8 mars, un rassemblement est organisé à Orléans place du Martroi entre 12 heures et 14 heures à l'initiative de sud ptt, sud santé/sociaux et la commission femmes de Solidaires. Nous comptons sur le plus grand nombre !

jeudi 3 mars 2016

Retrait de la loi travail!

La loi travail constitue une régression sociale profonde, elle va dans le sens exclusif des
volontés patronales. Son contenu est inquiétant pour les salariés : licenciements facilités soi-disant
pour favoriser l'embauche, remise en cause des 35h par le biais des accords d'entreprise,
'simplification' du code du travail pour en faire un simple code de principes généraux ...

Sud Supérieur Orléans s'oppose à ce projet de loi et se prononce pour des politiques sociales et
écologiques utiles
, pour un statut salarial garantissant une continuité des droits, pour une réduction
du temps de travail afin de mieux le répartir et garantir du temps hors travail.

Sud Supérieur Orléans soutient les initiatives des organisations de jeunesse de l'Université
d'Orléans, à commencer par l'AG du lundi 7 Mars, 12h, à l'UFR LLSH, en amphi Jean Zay et la
mobilisation du 9 Mars, manifestation à 10h30 à la Cathédrale.

Sud Supérieur Orléans appelle les lycéens, étudiants, chômeurs et plus largement tous les
salariés à se mobiliser pour le retrait total de ce projet de loi.

samedi 13 février 2016

Contre le « suivi de carrière » des Enseignant.e.s Chercheur.e.s

Le gouvernement a décidé de mettre fin au moratoire sur les évaluations des Enseignant.e.s Chercheur.e.s., appelées pudiquement « suivi de carrière ».
SUD Éducation réaffirme son opposition à toute nouvelle évaluation professionnelle, même effectuée par des pair.e.s.
Ces nouvelles évaluations des enseignant.e.s chercheur.e.s, basées essentiellement sur la bibliométrie, infantilisent les collègues, détruisent le travail collaboratif en n’évaluant que le « travail personnel » et sont néfastes à une recherche libre et indépendante.
Ces nouvelles évaluations serviront surtout de levier pour imposer à des enseignant.e.s-chercheur.e.s, par culpabilisation aujourd’hui et par de future réformes demain, la modulation de service afin de résorber le manque de personnel.le.s conséquent au désengagement de l’État. Comme dans d’autres secteurs et dans la plupart des services publics, les travailleur.ses. de l’enseignement supérieur sont en situation de surtravail chronique et les évaluer n’est qu’un moyen de pression supplémentaire.

Nous appelons donc à signer massivement la pétition : www.petitions24.net/pour_que_le_suivi_de_carriere_ne_soit_pas_mis_en_oeuvre

Mais nous ne pouvons dénoncer les évaluations des enseignant.e.s chercheur.e.s sans nous solidariser de la contestation de toutes les autres formes d’évaluations subies depuis des années par les autres catégories de collègues. Nous appelons donc les collègues enseignant.e.s chercheur.e.s à dénoncer toutes les évaluations professionnelles pathogènes.

Le RIFSEEP ou l’ère du lèche-bottes

Une usine à gaz qui généralise l’arbitraire et l’individualisation des rémunérations!

En 2008, on avait connu, chez les administratifs, la Prime Fonctions et Résultats (PFR) qui introduisait une rémunération variable au gré de la hiérarchie. Maintenant nos gouvernants font encore pire avec le Régime Indemnitaire tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l’Expertise et de l’Engagement Professionnel (RIFSEEP) étendu à l'ensemble des 3 fonctions publiques.

La logique derrière toutes ces réformes, réclamées par la Conférence des Présidents d'Université, ne change pas d’un gouvernement libéral à l’autre : toujours plus d’individualisation, casser les solidarités de corps pour isoler le/la salarié-e dans un rapport direct et brutal avec sa hiérarchie.
Le RIFSEEP est une usine à gaz appliquée progressivement aux différents corps de la fonction publique qui sont censés y « adhérer » les uns après les autres, à quelques exceptions près (notamment les chercheurs-ses, les enseignant-e-s/chercheurs-ses et les enseignant-e-s). Cette réforme est appliquée aux corps de l’AENES depuis le 1er janvier 2016. Pour les filières ITRF et Bibliothèques, les discussions sont en cours.
Le RIFSEEP instaure le règne de l’arbitraire. La plupart des indemnités statutaires, donc nationales et souvent proportionnelles à la valeur du point d'indice, sont supprimées. La revalorisation annuelle des primes se transforme en « réexamen » individuel. L’entretien professionnel, qui permettait déjà au supérieur hiérarchique direct (« N+1 » dans la vulgate managériale) de « proposer » des réductions ou des majorations d’ancienneté selon les têtes qui lui revenaient ou non, modulera aussi les primes des agent-e-s. Si on veut conserver sa prime, il faudra être bien vu, accepter une mobilité ou une nouvelle mission… Et, encore, rien ne garantit que les enveloppes ministérielles dédiées à l'indemnitaire augmenteront, ni même resteront stables au fil des années. Il
risque d'y avoir de moins en moins d'élu-e-s
Et, comme par hasard, cette réforme intervient en même temps que la réforme territoriale, la fusion des rectorats et celle d’universités dans le cadre des COMUE. Le RIFSEEP s’inscrit dans le cadre général d’une destruction progressive des services publics et du statut de fonctionnaire.
Aucun des éléments de ce régime indemnitaire n’est donc acceptable et nous appelons à signer la pétition intersyndicale :
www.universite-democratique.org/rifseep/

SUD Éducation réaffirme son opposition aux primes, facteurs de division, et revendique :
    ►l’intégration des indemnités au salaire, notamment afin que celles-ci soient prises en compte dans le calcul des retraites
    ►l’augmentation générale des salaires
    ►la réduction des écarts de rémunération


lundi 8 février 2016

Bilan de la mobilisation en STAPS

Un bilan de l'AG du 4 février 2016 en STAPS :
 suite à l'envoi d'un courrier de la part du président de l'Université demandant à la rectrice de limiter le nombre d'inscriptions en L1 STAPS à 400 étudiants pour la rentrée universitaire 2016, un arrêté de la rectrice en ce sens a été établi et renvoyé à la présidence ce matin. Les revendications des AG précédentes ont donc été obtenues.

Il y avait environ 300 personnes présentes à cette AG (étudiants, enseignants, administratifs, BIATSS). Tribune tenue par un enseignant uniquement.

Bénéficiant d'un mandat libre pour la section Université d'Orléans de Sud Éducation Loiret, j'ai mentionné le communiqué de soutien et indiqué qu'il faudra être vigilant dans les années à venir : numerus clausus en staps pour 2017 – augmentation général des effectifs sur tout le campus - suppression ou transformation de postes enseignants/BIATSS. Il ne faudra également pas oublier de faire débrayer les autres UFR qui font face aux mêmes problématiques.
Cette intervention a été suivie par une prise de parole d'un étudiants étiqueté UNEF (peu audible et mal reçu par les étudiants), puis quelques échanges sur cette « petite victoire », à noter qu'aucune limite de date n'est mentionné sur l'arrêté concernant la limitation.
Il a donc été décidé en fin d'AG (par la tribune - sans vote mais sans contestation) l’annulation de l'ultimatum du 29 Janvier, le maintien des jurys et une vigilance concernant les créations de postes pour 2016/2017. Remerciements par la tribune aux différents soutiens puis levée de l'AG).

Elise Vinauger-Tella pour SUD Education Loiret